L’ hypersynchronie précoce dans le cortex moteur de souris juvéniles PINK1(-)/(-) est réversée par la stimulation antidromique

L’ hypersynchronie précoce dans le cortex moteur de souris juvéniles PINK1(-)/(-) est réversée par la stimulation antidromique

AUTEURS
Carron R, Filipchuk A, Nardou R, Singh A, Michel FJ, Humphries MD, Hammond C

JOURNAL
Front Syst Neurosci. 2014 May 21;8:95

ABSTRACT
Dans la maladie de Parkinson, les réseaux corticaux montrent une augmentation de l’activité synchronisée mais nous ne savons pas si ce phénomène précède les signes moteurs. Nous avons étudié cette question chez la souris PINK1(-)/(-), un modèle génétique de rongeur du variant PARK6 de la maladie de Parkinson familiale qui montre une altération de la motricité spontanée à 16 mois. Nous avons utilisé l’imagerie calcique bi-photon et le « patch-clamp » sur cellules entières sur des tranches de jeunes souris (P14-P21) contrôles ou PINK1(-)/(-). Nous avons réalisé une tranche cortico-subthalamique horizontale inclinée où la connexion entre le cortex et le noyau subthalamique – voie cortico-subthalamique hyperdirecte – est préservée. Nous avons rapporté une corrélation excessive et une synchronization dans les réseaux corticaux M1 des souris PINK1(-)/(-) 15 mois avant l’altération motrice. Le pourcentage de paires de neurones corrélés et leur force de corrélation étaient plus élevés dans le réseau M1 des souris PINK1(-)/(-) que dans le réseau des souris sauvages et les évènements de réseaux synchronisés impliquaient un plus grand pourcentage de neurones. Ces deux caractéristiques étaient indépendantes des voies thalamo-corticales, insensibles à un traitement levodopa chronique des petits, mais complètement réversées par la stimulation haute fréquence du noyau subthalamique qui agit sur les neurones pyramidaux M1 par une voie antidromique. Notre étude décrit un excès de synchronisation précoce dans le cortex des souris PINK1(-)/(-) et suggère un rôle potentiel de l’activation antidromique des interneurones corticaux dans la désynchronisation du réseau. Un tel effet rétrograde sur l’activité des interneurones peut être important pour la désynchronisation du réseau induite par la stimulation haute fréquence.

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